« Soyez vous même, tous les autres sont déjà pris. » Oscar Wilde

Ce trait d’humour d’Oscar Wilde énonce une évidence. Chacun d’entre nous a sa place ici-bas.

Acceptons nos qualités, nos défauts, nos idées, notre style…

Osons être authentique et nous affirmer sans se soucier d’être comme… comme il faut ; comme ma super collègue, comme cette fantastique maman que je croise à l’école tous les jours, comme cette sublime nageuse du mardi midi etc.

Cette citation me fait toujours un peu penser à l’oeuvre d’Huxley  » Le meilleur des mondes » dans laquelle est imaginée une société future basée sur un système de castes, un monde où il n’y a pas de place à l’individualisme et à l’authenticité.

Toutefois, vouloir à tout prix, aujourd’hui, se distinguer en mettant en exergue son individualité me semble ironique, voire dangereux.

Nous partageons tous beaucoup de choses, en premier cette terre où nous vivons 🙂 et passons notre temps à essayer, avec plus ou moins de difficultés à vivre ensemble. Ne serait-il pas préférable de souligner nos points de convergence plutôt que nos divergences ?

Certes il est préférable d’être authentique avec nos convictions, nos envies, nos idées, nos préférences…mais cela n’empêche pas de partager cela avec d’autres.
Je suis ravie de partager le style de ma voisine, d’avoir le même avis que ma meilleurs amie sur le dernier album de Queen B et même être agacée, comme l’est gardien d’immeuble que je n’apprécie pourtant pas beaucoup, du comportement du locataire du 5ème étage.

Finalement, soyons mesuré en tout !

Veillons à rester authentique, bien dans ses baskets, mais acceptons de partager certaines facettes de notre « individualité » pour mieux vivre tous ensemble.

Tout comme
Laetitia Sioen

Comme un bisou boomerang qui tangue dans ma tête et dans mon cœur.
Comme un tambour qui sonne creux et vibre fort.
Comme une forteresse qui se dresse, comme un affront maladroit.
Comme une larme qui crame sans couler, sans couleurs et qui meurt. Comme le vent qui sonne et m’arrache.
Comme l’oiseau qui s’écrase avant de toucher le sol.
Comme toi qui crois encore en un possible,
comme moi qui n’y crois plus.
Comme des couleurs jetées, des sentiments avoués,
comme le verre qui déborde de mon humeur passagère.
Comme ceci,
comme cela,
comme-ci,
comme-ça.
Comme si tout allait bien,
comme les faux semblants,
comme les pourquoi du comment,
comme des toujours à jamais, comme un rien et c’est tout.

Laetitia Sioen, 2018

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